Interview complète de Doris Walgenwitz pour Réformés de septembre

A partir du 1er septembre, Sarah Golay, Catherine Abrecht et Doris Walgenwitz viendront renforcer les forces ministérielles de la Région. Elles ont livré leurs impressions sur leur parcours. Voici la partie consacrée à Doris Walgenwitz.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’être diacre ?
J’étais déjà très engagée dans l’église en tant que laïque, notamment à travers le culte de l’enfance. Ensuite, j’ai fait partie du conseil paroissial de Genolier avec deux années de présidence au conseil. Durant cette période, j’ai eu envie d’approfondir mes connaissances afin de pouvoir lire entre les lignes de la Bible. L’élément déclencheur a eu lieu lors d’une retraite, lorsque le pasteur a fait une exégèse sur un texte fondateur.
Je viens d’une famille chrétienne plutôt traditionnelle, mais j’avais besoin de trouver mon propre chemin. Un des éléments fondateurs de ma vocation a été de rencontrer le pasteur Sieber, le pasteur de rue zurichois qui s’occupait des toxicomanes et laissés-pour-comptes. Cet homme possédait un vrai franc-parler des gens de la rue et était très proche des gens. Cet aspect m’a touchée et j’ai d’ailleurs eu l’occasion de faire deux microstages dans la Pastorale de la Rue à Lausanne avec Roselyne Righetti. Il s’agit d’une facette de mon travail à laquelle je me vois aisément consacrer plus de temps dans l’avenir.
Après le séminaire de culture théologique, j’ai eu l’occasion de faire une formation initiale à l’accompagnement spirituel, organisée par la supervision pastorale. Cette formation comprenait 8 mois de visites en EMS sous la responsabilité d’un aumônier et une formation à l’écoute. Cette expérience m’a vraiment donné envie de me former dans cette direction. J’ai également effectué un CPT (Clinical Pastor Training) au CHUV. Dans ce domaine, il faut savoir accepter la personne telle qu’elle est, inconditionnellement. C’est un aspect qui m’attire profondément et c’est pour cette raison que je souhaitais qu’un 50% de mon temps soit consacré aux visites en EMS.
 
Qu’est-ce que vous attendez de la paroisse du Cœur de la Côte ?
Comme je connais bien la région, je me réjouis de retrouver les paroissiens et les ministres. Je souhaite trouver avec eux un langage et des activités d’Eglise qui touchent les familles, les ainés et les jeunes. Qui s’inscrivent dans la dynamique qui anime la région La Côte depuis quelques temps. Je pense, en effet, que l’église dois s’adapter aux changements de la société et aller vers les gens.

 

Qu’est-ce que vous souhaitez apporter à la paroisse du Cœur de la Côte ?
Dans un premier temps je souhaite faire plein de visites pour sentir comment le cœur des paroissiens bat pour leur communauté. Je voudrais découvrir quels sont leurs attentes et rêves à réaliser ensemble afin de faire rayonner l’Evangile dans cette belle paroisse.
Comme mon temps est divisé entre la paroisse et mon travail en EMS, je rêverais de créer un réseau de visiteurs et visiteuses en EMS, voire un projet œcuménique assez large qui pourrait former les gens afin qu’ils puissent voir les résidents en EMS. Peut-être sur un plan paroissial ou même sur un plan régional.
 

Que représente le rôle de diacre pour vous ?
Le diacre rassemble des gens de tout horizon autour d’un repas, une activité au nom de l’Evangile. Il est à l’aise dans le travail communautaire. Il crée des liens et met en place des occasions pour les gens de se rencontrer. Un grand défi qui s’offre à nous est de reprendre contact avec les familles. Je pense que le diacre a le privilège de favoriser les rencontres en chair et en os dans une société du tout numérique et de valoriser l’humain.

Doris Walgenwitz rejoint la paroisse du Cœur de la Côte.